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Après avoir passé de superbes moments en Inde nous avons décidé de changer de pays encore une fois et nous nous sommes dirigés vers le Népal. Mais pour se rendre des montagnes du Ladakh dans le nord de l’Inde jusqu’à la frontière dans l’ouest du Népal nous avons été obligés de retourner aux plaines et à la chaleur intense. Notre stratégie était de se lever le plus tôt possible afin de profiter du temps relativement frais des heures matinales. Et une chance, car comme au Pakistan la température atteignait souvent les 40 degrés en début d’après-midi. Nous avons quand même roulé en après-midi sous la chaleur, mais après seulement 2 jours de route nous étions arrivés au Népal. Ici, une nouvelle aventure nous attendait : une grève générale dans presque tout le pays, initié par le Parti Maoïste. Règle générale des grèves au Népal : aucun véhicule permis sur les routes! Nous avions réalisé qu’il y avait une grève après quelques kilomètres de route vers l’est lorsque nous avons approché une longue filée de véhicules. Comme d’habitude nous avons passé tous les véhicules pour aller jusqu’à l’avant pour voir ce qui se passe. Hé bien, il y avait un tronc d’arbre étendu d’un côté jusqu’à l’autre de la route. Mais attention, on parle pas ici d’un tronc de pin de la Colombie-Britannique. Non monsieur. C’était en fait d’un tronc d’environ 10cm de diamètre qu’un enfant de 5 ans bien déterminé aurait pu enlever du chemin… Disons que le problème c’était plutôt les gens qui bloquaient le chemin, bien déterminés à ce qu’aucun véhicule ne passe. Notons qu’après avoir visité plus de 30 pays nous avons appris comment nous comporter dans de telles situations, que ce soit une fouille illégale par la police, un barrage militaire ou une manifestation. Bref, nous agissons comme si ce genre de choses nous arrive à tous les jours (même si c’est relativement rare). Pour la situation présente, nous avons simplement enlevé nos casques, fermé le moteur et attendu. « Vous pouvez pas passer » dit un jeune homme en anglais de base. « Mais pourquoi? » je lui demande. Aucune réponse. Pas bon signe. Pas bon du tout. C’est alors que Marie-France a aperçu des femmes près du fameux tronc d’arbre et un autre jeune homme avec elles. Elle approche le jeune homme et lui demande, « Ça va durer jusqu’à quand ça? » Il indique que nous pourrons partir dans 10 minutes, donc à midi. Mais voulait-il dire midi? Ou minuit? Mystère. La moto était maintenant entourée par une foule d’environ 50 personnes, dont certaines ne semblaient pas trop apprécier notre présence. Je commence à m’inquiéter. Mais aussi rapidement que notre ballade plaisante était devenue un « arrêt obligatoire », aussi rapidement avons-nous quitté les lieux grâce à un monsieur plus âgé qui nous a indiqué que nous pouvions partir. Certains des jeunes n’étaient pas d’accord avec lui, mais dans ces pays l’age accorde le respect. Nous avons quitté en quelques secondes. Cette scène allait se répéter tout au long de la journée, avec de petites variations, environ 30 fois sur 500 kilomètres. Vers la dixième fois nous avions compris que nous étions dans le territoire des Maoïstes et que les touristes pouvaient se promener sans problème. Étant donné que nous (les touristes) nous faisons rare dans cette partie du Népal nous étions presque seuls sur la route cette journée là. Le lendemain nous étions déjà à Pokhara, deuxième plus grande ville du Népal et un endroit idéal pour un repos de quelques jours. Voici notre hôtel...
 Ensuite c’était la petite ville charmante de Bandipur avec son architecture typique... 
Vue de tout le village...
Petite marche autour de Bandipur...
 Pour terminer notre séjour au Népal à Kathmandu, grande capitale polluée où il existe encore quelques traces de ce que la ville était autrefois…
 Il nous restait une dernière tâche, celle d’envoyer la moto par avion à Bangkok (impossible de traverser la Birmanie en moto). En 2 jours nous avions tout arrangé et notre moto était déjà dans une boite…

Pour ensuite traverser les douanes…
 Et pour arriver sans problèmes à Bangkok en Thailande. Brian |