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Depuis El Bolson nous avons repris la route vers le Chili. Un peu difficile de dire adieu à l’Argentine, un pays que nous aimons bien, mais notre absence allait être courte. Notre but, de poursuivre notre route vers Ushuaia en empruntant la Carretera Austral qui longe le Chili du nord au sud. C’est une route majoritairement en terre qui se faufile entre des montagnes majestueuses et une des rares contributions positive du régime de Augusto Pinochet, l’ancien dictateur responsable pour des milliers de disparitions. Notre premier arrêt fut le village de Futaleufu. Je répête, Futaleufu. Dites-le plusieurs fois rapidement et vous allez voir que c’est très amusant! Une dernière fois, Futaleufu. Je me sens déjà mieux. Alors ou étions nous? Ah oui, Futaleufu! Ai-je mentionné que le village de Futaleufu est tout près d’une rivière qui porte le même nom, Futaleufu? Eh oui, la « rio Futaleufu ». Maintenant essayez de vous sortir ce nom de la tête! Le village n’est pas sur la Carretera Austral mais déjà les paysages impressionnaient. En fait, cela ressemblait un peu au Canada, sauf en plus gros. Mais une fois rendus sur la fameuse route nous avons commencé à apercevoir la nature à son plus impressionnant. C’est peut-être la raison que nous avons eu la chute : J’étais distrait par les beaux paysages. Ou peut-être je me répétais « Futaleufu » sans arrêts dans ma tête. Mais chose certaine, après quelques heures seulement sur la Carretera Austral (à environ 100 kilomètres de Fateleufu en passant) nous avons pris un virage un peu trop vite. Voici le début du problème… Et voici le résultat… Heureusement, nous nous sommes pas blessé et la moto n’a subit aucun dommage. Mais il est évident d’après la posture de Marie-France sur la photo ci-haut que ma réputation comme chauffeur de moto sécuritaire n’en est pas sortie sans dommages! Quelques heures plus tard nous sommes arrivés à Puyuhuapi sans autres incidents. Le village fut fondé au début du dernier siècle par 4 allemands qui ont émigré au Chili afin de vivre un peu d’aventure. Ce qu’on y retrouve maintenant c’est des maisons dilapidés et quelques magasins presque vides de sélection. Voici la station service du village. Cette station service est la seule pour environ 100 kilomètres dans chaque direction… Mais encore une fois les paysages sont intéressants… Le lendemain nous nous sommes rendus à Puerto Ibanez d’où nous voulions prendre le traversier pour retourner en Argentine. Malheureusement pour nous nous l’avions manqué de quelques heures et le prochain départ était 2 jours plus tard. Alors nous avons profité de la télévision à l’hôtel où nous avons pris une chambre pour nous rattraper sur les nouvelles. C’était incroyable! Il y avait des politiciens qui faisaient des promesses qu’ils n’avaient aucune intention de garder, des célébrités qui parlaient pour rien dire et, croyez le ou non, le capitalisme ne semblait pas très bien fonctionner. « Quel est ce cauchemar? » je me suis dit! Alors je me suis répété, Futaleufu, Futaleufu, Futaleufu et sans tarder je me sentais beaucoup mieux. Le matin que nous devions prendre le traversier il ventait beaucoup. En fait, il ventait tellement que la garde côtière ne voulait pas que le traversier parte. Alors nous avons attendu, et attendu. Finalement, plus de 12 heures après notre arrivée au port ils ont cancellé la traversée et nous ont dit de revenir le lendemain matin. Heureusement pour nous nous avions rencontré un couple de l’Autriche qui voyage depuis l’Alaska en bicyclette. Ils sont maintenant sur la route depuis 1 an et demi! FUTALEUFU que c’est long ça!!! Le lendemain le traversier est parti dans des gros vents et nous sommes arrivés sains et sauf de l’autre côté du Lago Buenos Aires. Après quelques heures de route nous sommes retournés en Argentine dans la ville de Perito Moreno. Nous ne le savions pas à ce moment là, mais 2 jours plus tard nous allions vivre une de nos journées les plus difficile de ce voyage... Brian |