sommes-nous?

Endroit final: Laval, Canada
GPS: N45°32'30 O73°44'23
Altitude: 58m
Distance: 113631km

Visites

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Bolivia
Au revoir la Bolivie PDF Imprimer Email
Mercredi, 23 Juillet 2008 20:38
Nous quittons la Bolivie avec de bons et de moins bons souvenirs. Avant d’arriver nous avions entendu par d’autres touristes que les Boliviens peuvent parfois être un peu froids et distants. Notre expérience personnelle nous a montré le contraire. Chaque rencontre était sincère et chaleureuse, de nos hôtes d’hôtels, aux employés des stations d’essence, aux personnes vraisemblablement ordinaires croisées sur les trottoirs jusqu’aux enfants, surtout ceux de l’orphelinat.  Nous avions également entendu que les routes laissaient un peu à désirer, et sur ce point nous ne fûmes pas déçus. La route de Potosi à Uyuni était particulièrement difficile, autant pour notre morale que pour la moto. Nous avons appris que notre niveau d’endurance n’est pas sans limites et la moto a appris que les vis peuvent parois « disparaître » sous l’influence de vibrations constantes, tel que fut le cas pour certaines d’entres elles durant ce trajet.  

Le défi suivant fut la route pour se rendre à la frontière de l’Argentine. Bien meilleure que celle de Potosi à Uyuni, mais difficile quand-même. En plus des camions avec lesquels nous devons partager la route…

truck with dust  

Nous devons également négocier les sections de route qui cachent parfois un peu de sable, soit sur le bord ou au milieu de la route…

le sable  

Mais c’est le fait qu’on ne voyait pas toujours les obstacles sur la route (c-à-d le sable) qui ajoutait un peu de piquant. Malgré tout nous avons réussi à nous rendre à la frontière avec nos egos et la moto intact. C’est alors que le vrai défi a commencé…

Brian et Marie

 
Les Chiens PDF Imprimer Email
Samedi, 12 Juillet 2008 14:29

Lorsqu’on voyage c’est normal de constater qu’il y a des différences culturelles d’un pays à l’autre. Mais vous serez peut-être être surpris de savoir que ces différences culturelles s’appliquent également aux chiens. Vous vous dites probablement que nous avons finalement perdu la tête, et vous avez peut-être raison, mais le fait demeure que les chiens agissent différemment d’un pays à l’autre. Nous ne savons pas pourquoi. Par contre, nous croyons qu’une explication des différences est de mise :

Chien vocal
Se trouve: Au Guatemala et El Salvador
Comportement typique : Jappe n’importe quand, jour et nuit (préférablement la nuit). Jappe sans excuse, juste pour annoncer sa présence (sauf lorsqu’il dort au milieu de la rue).
Comment interagir avec ce type de chien : Essayer de l’ignorer. S’il se trouve au milieu de la rue, vous pouvez tenter de l’éviter. Mais si vous n’avez pas dormi la nuit précédente à cause de tous les jappements, sentez-vous à l’aise d’accélérer.

Chien malade dans la tête
Se trouve: Au Pérou
Comportement typique: C’est très difficile à cibler. Ce type de chien peut simplement vous regardez passer ou il peu décider que les deux touristes sur la moto rouge feront un bon petit snack.
Comment interagir avec ce type de chien : Quitter le Pérou

Chien piteux
Se trouve: Sous votre table au resto
Comportement typique : Il va attendre patiemment sous votre table et essayer très fort d’être piteux sachant bien que le touriste qui se bourre la face ne pourra pas résister bien longtemps.
Comment interagir avec ce type de chien : Souvenez-vous qu’en plus d’avoir l’air piteux votre nouvel ami aime bien se licher le derrière ainsi que celui des autres… à vous de décider.

Chien obsessif compulsif
Se trouve: Presque exclusivement au Pérou, mais il y a des ouïe-dire qu’il existe aussi dans d’autres pays d’Amérique Latine
Comportement typique : Agi avec la philosophie suivante : «  Si c’est sur deux roues avec un moteur ça doit être éliminé à tout prix! »
Comment interagir avec ce type de chien : Vos grosses bottes de moto ne sont pas là seulement pour changer les vitesses!

Chien paresseux
Se trouve: Dans tous les pays sauf le Pérou
Comportement typique : Va s’étendre sur le bord du chemin et ressemble, parfois un peu trop, à une carcasse. En fait, le chien est en très bonne santé. Il ne prend simplement pas la peine de se déplacer pour regarder encore un autre touriste en moto.
Comment interagir avec ce type de chien: Soyez TRÈS vigilant. Il est possible que ce soit un chien « malade dans la tête » qui tente de vous truquer. Vous avez été averti!

Chien Thomas
Se trouve: En Équateur
Comportement typique: Ce type de chien a entendu des histoires de ce qu’il se passe lorsqu’un chien courre devant une moto, mais il choisi de ne pas les croire. Voici, en gros, ce qu’il se passe dans sa tête : « Comme si un bicyclette bruyante peut faire mal à quelqu’un! Franchement! Ils pèsent quoi ces petits engins, 20, ou peut-être 30 livres tout au plus. Bof! Si je décide que je veux traverser la rue, je vais traverser la rue, moto ou non. Et parlant de moto, en voici une. Tout d’un coup, ça me dit de traverser le chemin. Alors me voici, je traverse le ch…” SPLAT!
Comment interagir avec ce type de chien: Nettoyer le devant de votre moto 

En réalité, nous aimons bien les chiens. Sauf quand ils courent après nous.

Brian 

 
Sucre PDF Imprimer Email
Samedi, 12 Juillet 2008 14:21

C’est le temps de se rattraper un peu. Nous sommes à Sucre depuis maintenant plus de 2 semaines et nous avons un peu de difficulté à quitter la ville. Ici c’est très facile de trouver ce dont nous avons besoin. De plus, nous réussissons à survivre avec très peu d’argent alors les raisons de quitter se font rare. Vous vous demandez sûrement ce que nous avons fait durant ces deux semaines : nous nous sommes reposé, nous avons (en fait j’ai) entretenu et réparé la moto, nous avons fait du bénévolat dans un orphelinat, et nous avons vu le nouveau film d’Indiana Jones (Marie-France est une fan).

Commençons par l’entretien de la moto. Notre dernier récit laissait notre situation un peu en suspend avec notre recherche pour un joint d’étanchéité pour notre fourche avant malade. Finalement, ce fut très facile d’en trouver un. La journée même que nous avons commencé nos recherches nous avons eu du succès grâce à l’aide d’un mécanicien de moto local. Je n’avais jamais changé un joint de fourche, mais la procédure fut très facile et quelques heures plus tard le problème était réglé. C’était alors le temps d’effectuer un changement d’huile (nous étions dû depuis un certain temps). Encore un fois c’était un procédure simple et rapide. Finalement nous avons installé un « porte GPS » fabriqué « maison » en utilisant du bois, du duct tape et quelques écrous.

Entre les réparations de moto nous avons passé du temps dans un orphelinat pour faire un peu de bénévolat. Ce fut une expérience fort agréable que nous souhaitons reprendre dans le futur. Chaque jour à l’orphelinat nous avons été accueillit par environ 20 enfants de 1 à 2 ans avec des sourires pouvant faire fondre n’importe quel cœur. Ces enfants se trouvaient à l’orphelinat pour diverses raisons. Certains d’entre eux furent abandonnés aux portes de l’orphelinat ou dans les villages avoisinant et d’autres sont les fils ou filles de prostituées. Peut-importe la raison une chose est certaine, les employés de l’orphelinat ainsi que les bénévoles prennent bien soin d’eux.

Maintenant nous nous préparons pour changer de pays encore une fois. Pour ce qui est du « où » notre prochain arrêt sera la ville de Potosi et ensuite le village de Tupiza, tout près de la frontière de l’Argentine. Pour ce qui est du « quand » il s’agit de se motiver pour quitter Sucre!

Brian

 
Un grain de sel PDF Imprimer Email
Vendredi, 04 Juillet 2008 18:31

En voyageant on reçoit souvent des commentaires d’autres touristes sur les endroits à visiter, choses à faire, à ne pas faire, ou choses à ne pas manquer. La ville de La Paz tombait dans la catégorie de « belle ville à visiter » et même de « ma ville favorite en Amérique latine ». Pour nous la ville se trouvait fermement dans la catégorie de « ville où il fait froid et où il n’y a pas grand chose à faire ». Parcontre, je dois avouer que l’approche de la ville est spectaculaire. Après trois heures de route de Copacabana sur le plateau bolivien on aperçoit la ville de La Paz qui se situe dans un genre de bol géant quelques centaines de mètres plus bas. On peut également apercevoir des bâtisses qui partent du centre de la ville tout en bas, jusqu’en haut du bol. Malgré avoir été un peu déçu par la ville, nous nous y sommes senti en sécurité et avons eu l’occasion de nous reposer un peu et de mettre notre site à jour. De plus, nous avons vu un festival de rue...





Nous avons quitté La Paz trois jours plus tard pour aller à Potosi, la ville la plus haute au monde (La Paz est la capitale la plus haute au monde). Autrefois, Potosi était la ville où se trouvait la mine d’argent la plus riche au monde. Voulant nous évader du froid qui nous suit depuis maintenant plus d’un mois nous avons décidé d’accélérer le pas et avons quitté Potosi le lendemain de notre arrivée en direction de Uyuni. Pour s`y rendre, nous avons emprunté une des pires routes que nous avons vue depuis le début de notre voyage. Ceci étant dit, la route offre quand-même des paysages très joli…







Une fois rendus à Uyuni nous avons constaté qu’en plus d’avoir testé nos limites, la route avait testé les limites de la moto. Le châssis de la moto a fendu à cause des bosses et des nids de poules. Malgré une réparation chez un soudeur, le châssis a refendu au même endroit le lendemain. Nous ne le savions pas à ce moment, mais une des fourches avant était également tombée victime de la route, une constatation que nous allions faire quelques jours plus tard.

Uyuni est le point de départ pour les visites du Salar de Uyuni, une immense étendue de sel. L’effet de voir une superficie blanche tellement grande est impressionnant. Ça ressemble à de la neige et quand on marche dessus ça fait le même bruit que de marcher sur de la neige lorsqu’il fait -20°C. Voici quelques photos…





En plus du Salar, il y a un cimetière de trains tout près…





Il y a quatre routes pour sortir de Uyuni. Une de ces routes passe par le Salar pour se rendre éventuellement au Chili et au désert d’Atacama. Cette route a une réputation comme étant très mauvaise. L’autre route se rend à Oruro, une ville que nous avions déjà visité, qui est également en très mauvais état. La troisième se rend à Tupiza, et on nous a dit que c’est la pire des trois. Nous avons alors opté pour retourner sur nos pas en direction de Potosi et la ville de Sucre un peu plus loin, où nous sommes actuellement. Le lendemain de notre arrivée nous avons constaté que de l’huile coulait d’une des fourches avant. Afin de voir quelle était la cause nous avons du faire un peu de recherche sur internet (toujours pratique) et de démonter la fourche…



À l’heure actuelle nous ne savons toujours pas quelle est la cause de la fuite, mais le coupable le plus probable semble être le joint d’étanchéité (un thème populaire pour notre voyage, ils semblent tous y passer!). Alors maintenant nous magasinons pour un nouveau joint. Gardons les doigts croisés!

 
MÉTHODOLOGIE DES DOS D’ÂNE PDF Imprimer Email
Dimanche, 22 Juin 2008 15:02

En Amérique Latine on retrouve une concentration de dos d’âne très importante. Surtout au Mexique où leur nombre par capita doit être celui le plus élevé des Amériques. Il faut noter qu’il y a plusieurs types de dos d’âne. Avant de les décrire plus en détail il est important de comprendre ce que signifie un dos d’âne. En fait, les dos d’ânes ont été inventés pour réduire la vitesse des véhicules, puisqu’en Amérique Latine il semble que les panneaux de signalisation ne soient qu’une simple suggestion. Ce qui est étrange c’est que ces suggestions ne sont pas obéies nulle part, mais que seulement le Mexique utilise les dos d’ânes de façon obsessive. Ce qui nous amène à penser que le gouvernement mexicain a des parts dans les compagnies de fabrication de dos d’âne ainsi que dans les compagnies de fabrication de suspensions et de freins. Ceci expliquerait, en partie, la présence innombrable des ces fameux dos-d’ânes-qui-détruisent-à-court-ou-long-terme-toute-forme-de-suspension-de-véhicule.

 

De façon générale les dos d’ânes apparaissent en groupe sur la route. Lorsque vous attrapez un premier dos d’âne attendez-vous à en rencontrer d’autres pas très loin. Le problème le plus fréquemment rencontré par les conducteurs de véhicules est que le premier dos d’âne est mal ou simplement pas du tout indiqué. Voici deux trucs de base à connaître sur les dos d’ânes :

a) Pour éviter de vous fracasser la tête sur le toit de votre véhicule ou d’être éjecté de votre motocyclette il est primordial de ralentir à la vue des premières maisons d’un village. C’est là un signe qu’il devrait y avoir un dos d’âne sous peu.

b) Si les véhicules devant vous semblent ralentir de façon anormale faites de même, c’est un  autre signe de dos d’âne à l’horizon.

 

Pour le bien de la cause, voici une liste descriptive que nous avons créée pour vous aider à comprendre les différents types de dos d’âne :

1- L’Ordinaire : c’est la forme de base de tous les dos d’ânes et il traverse de façon perpendiculaire la route sur laquelle vous roulez. Il peut avoir différentes largeurs : les plus larges étant plus facile pour les fesses du conducteur et du passager; les plus courtes pouvant être très dangereuses pour les dessous de véhicules en raison de la hauteur. La hauteur, donc, peut varier et c’est là qu’il faut faire très attention si votre véhicule est bas et même pour les 1100GS. Le dos d’âne, ainsi que toutes ses sous-formes nommées ci-après, est normalement peint de blanc et de jaune et, à l’occasion, de rouge ou de bleu pour un effet plus intense. Il arrive que le dos d’âne et ses sous-formes ne soient pas peints et cela survient surtout lorsqu’il vient tout juste d’être construit.

2- Le Cigare : On pourrait décrire le Cigare comme étant un demi-Ordinaire, sauf que le cigare ne se rend jamais jusqu’au milieu exact de la route. Comme les Cigares apparaissent souvent à deux on pourrait croire que c’est un Régulier, mais l’espace entre les deux cigares au milieu de la route peut rendre le passage des motos plus facile et agréable. Tout comme les Ordinaires, le Cigare peut avoir différentes largeurs et hauteurs.

3- Le Vibratores : Un autre type de dos d’âne qui pourrait se décrire comme étant plusieurs Cigares très minces et très peu espacés. Souvent, le Vibratores n’est pas très haut, mais il est toujours large. Lorsque le véhicule roule sur ce type de dos d’âne il vibre, d’où le nom de Vibratores. Veuillez noter que Vibratores est le nom utilisé au Mexique, mais nous trouvions que c’est très logique en français et avons décidé de garder le nom original.

4- Les Boules : Un type très différent de dos d’âne qui a pourtant cette même fonction de faire ralentir les véhicules. Ce sont des demi-sphères en métal qui sont très peu espacées et qui traversent la rue de façon perpendiculaire. Elles sont peintes en jaune, mais la couleur peut disparaître avec le temps. De plus, l’espace entre les demi-sphères n’est jamais, ou presque, assez large pour un passage aisé des pneus de moto. Pour mieux apprécier les Boules il suffit de rouler lorsqu’il pleut.

5- L’Anticipateur : Ce type de dos d’âne apparaît sous forme de Cigares très minces, très peu élevés, mais espacés. Ils sont toujours plusieurs à se suivre, environ une douzaine, et la distance entre chacun se réduit rapidement jusqu’à ce qu’arrive l’Ordinaire. C’est un peu comme un avertissement pour le fracas possible à venir. Voici l’effet que ça peut faire : boum…………… boum…………. boum……….. boum……… boum……..boum…… boum….. boum…. boum… boum.. boum. boum BOUM !

6- Le Fantôme : Cette illusion de dos d’âne survient lorsque le conducteur voit la peinture typique des dos d’âne traverser la rue de façon perpendiculaire, mais en vérité il n’y a pas de dos d’âne. Cette illusion est voulue pour que les véhicules ralentissent, mais on peut douter de l’efficacité de cette ruse. Même si certains Latinos Américains semblent conduire avec un QI plus petit que la grandeur de leur chaussure ils ne sont pas stupides. Éventuellement ils vont comprendre la ruse. Aussi, serait-ce une forme corruption? Si les sous n’ont pas été déboursés pour le dos d’âne, qui les a empochés? Tant de mystères.

7- La Tentative de Meurtre : Heureusement, c’est une forme peu commune de dos d’âne, mais il s’agit d’en rencontrer qu’une seule… Bien évidemment ce type de dos d’âne n’est jamais annoncé à l’avance et se rencontre au milieu d’une courbe serrée, sans aucun avertissement. De mentionner si elle est peinturé ou quelle est sa largeur serait inutile puisque aucun de ces deux avertisseurs visuels ne sont perceptibles à temps pour que le conducteur du véhicule puisse ralentir. Soyez attentifs!

8- La Redondante : On retrouve ce dos d’âne sur les routes particulièrement en mauvais état, de préférence les chemins de terre avec nids de poules. La Redondante existe simplement pour démontrer au conducteur que peut-importe l’état de la route les choses peuvent toujours être pires.

Marie-France

 
Arrivée en Bolivie PDF Imprimer Email
Dimanche, 22 Juin 2008 14:35

Notre premier arrêt dans ce pays fut Copacabana, près de la frontière du Pérou. Ce petit village offre des vues magnifique du lac Titicaca….









Maintenant nous sommes à La Paz. Cette ville est renommée comme étant la plus haute capitale au monde (environ 3600 mètres d’altitude). La ville laisse un peu à désirer (trafique dangereux, pollution, manque de souffle à cause de la rareté de l’oxygène, etc.), mais nous avons réussi à trouver une tente! Elle ne pèse que 2.5 kilos (important lorsqu’on est en moto!) et est relativement petite. Malheureusement nous ne pourrons pas l’utiliser en Bolivie (trop froid), mais pour l’Argentine ce sera idéal! Entre temps, il reste plusieurs sites intéressants à voir en Bolivie, notamment le Salar de Uyuni, un désert de sel à quelques jours d’ici, et la ville de Sucre.

Brian