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Peaux de moutons et tentes |
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Dimanche, 22 Juin 2008 14:10 |
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J’ai tendance à être obsédé à l’occasion. Que ce soit le travail, l’école (ouf, celui là remonte loin dans le passé) ou le voyage, une fois que j’ai un objectif en tête je doit l’accomplir. Et sans objectif je me sens un peu perdu. Dernièrement j’avais deux objectifs. Le premier c’était de nous procurer une peau de mouton. « Quoi? », vous dites. Et oui, une peau de mouton. « Pourquoi? », vous dites. Pour nos fesses, car l’Amérique du sud ce temps-ci de l’année c’est froid, comme dans -5°C la nuit, et 20°C le jour si on est chanceux. L’autre objet de mes désirs c’était une tente. Le voyage c’est bien le fun, mais de vivre d’une chambre d’hôtel à l’autre ça devient un peu monotone après quelques mois. Avec la tente nous avons l’intention de changer la dynamique de notre voyage un peu (en plus de sauver quelques sous!).
Pour la peau de mouton ce fut facile. Nous avons réussi à en trouver une à Puno, notre première destination après Cusco, avec l’assistance de Jenny, la propriétaire de l’hôtel. Voici notre moto vêtue…

En plus de magasiner les peaux de bêtes, nous avons eu l’occasion de visiter un site touristique unique au monde. Les îles flottantes des Uros existent depuis maintenant plusieurs centaines d’années et sont encore habités. Ces îles sont construites avec environ un mètre de racines de plantes aquatiques recouvertes d’un autre mètre de ce même type de plante séchée. On doit ajouter les plantes séchées à tous les 15 jours (!!) et la durée de vie d’une île est environ 20 ans. Bien sûr elles doivent être ancrées (question d’éviter de changer d’adresse postale aux cinq minutes!). Les Uros ont créé ce mode de vie pour éviter les attaques ennemies. Voici quelques photos…



La moitié de mes désirs comblés, nous avons repris la route vers la Bolivie dans l’espoir de trouver une tente (et bien sur d’explorer un nouveau pays)...
Brian |
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Lundi, 16 Juin 2008 18:14 |
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Après presque un mois à Arequipa nous avons finalement pris le cap pour Cusco via Juliaca, un trajet d’environ 8 heures en moto. La route pour s’y rendre était belle, mais très désertique. Ce n’est qu’à 2 heures de Cusco que nous avons vu de la verdure pour la première fois depuis que nous sommes arrivés au Pérou. Ces arbres, oserais-je dire forêts, étaient les bienvenus après plus de six semaines de déserts.
La ville de Cusco était plus sympa que ce à quoi nous nous attendions. Évidemment nous étions que deux parmi quelques milliers de touristes, mais la ville réussi à retenir un certain degré de charme malgré l’affluence de voyageurs. En plus d’avoir visité la ville un peu…

Nous avons également passé du temps à Norton Rat’s, un bar populaire avec les gens qui voyagent en moto….
Après nous être reposés un peu nous avons magasiné pour un trek de 4 jours vers Machu Picchu. En tout nous avons visité quatre agences de voyage, mais leurs prix variait entre 150$ et 210$ par personne, loin au-dessus de notre budget, et certaines d’entre elles nous paraissaient un peu louches... Nous avons donc décidé de visiter les ruines par nous même (avec la moto bien sur!). Le problème avec notre plan c’est qu’il n’y a pas de route pour aller à Aguas Calientes, le village au pied de Machu Picchu. Le mieux que l’on peut faire avec son propre véhicule c’est de se rendre au village de Santa Theresa, et ensuite marcher jusqu’à Aguas Calientes. En fait, beaucoup de trecks passent par Santa Theresa. Les seules autres options pour aller voir Machu Picchu sont le « Inka Trail », qu’on doit réserver 3-4 mois à l’avance, ou le train, qui peut être très dispendieux.
Alors nous avons donc quitté Cusco tôt le lendemain matin pour nous rendre à Santa Theresa. Notre premier arrêt fut près du village de Urubamba où nous avons rencontré cette petite fille très charmante…
La route était très belle et les paysages très jolis. Nous avons passé plusieurs autres villages pour éventuellement arriver à Ollantaytambo…
Plusieurs personnes prennent le train d’ici pour Aguas Calientes. Pas nous. Après une petite pause nous avons repris la route. Le chemin monte tranquillement à une altitude de plus de 4000 mètres pour ensuite redescendre tout aussi tranquillement. Encore une fois le chemin était en très bon état, ayant été pavé l’année dernière, mais ceci allait bientôt changer. La route asphaltée devient une route en terre avec du gravier, et ce jusqu'à Santa Theresa, soit environ deux heures de route en moto. Au début ce n’était pas si pire, mais après un certain temps c’est devenu comme ceci….
Nous sommes arrivés à Santa Theresa sains et saufs et avons réussi à trouver un stationnement pour la moto. Nous avons ensuite pris un taxi pour la centrale hydroélectrique pas loin de la station de train….
De là, nous avons marché deux heures vers Aguas Calientes.
Comme bien des gens nous avons souvent entendu parler de Machu Picchu. Ceci ne nous a pas préparé pour ce que nous avons pu apprécier une fois sur le site. Premièrement, on n’est jamais seul sur Machu Picchu…
Deuxièmement, l’emplacement du site est magnifique. Machu Picchu se trouve sur le haut d’une montagne elle-même entourée d’autres montagnes. Le résultat est difficile de capturer avec la caméra…
Et voici quelques photos du site…



Brian |
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Dimanche, 08 Juin 2008 21:05 |
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La réception des freins la semaine passée fut un de nos meilleurs moments au Pérou. C’est vrai qu’il y a beaucoup de belles choses à voir dans ce pays, mais rien ne se compare aux sentiments que nous avons eu quand nous avons récupéré notre paquet. C`était un peu comme le jour de noël…
En fait, la boite était arrivée à Arequipa plusieurs jours auparavant, mais nous ne le savions pas. Selon USPS, la compagnie qui nous a envoyé les pièces, la boite était encore aux douanes à Lima. Nous avons donc attendu patiemment pendant huit jours jusqu'à ce que quelqu’un nous suggère d’aller au bureau de poste « au cas où ». Comme de fait, la boite y était.
Pour ce qui est de la réparation, tout s’est bien passé. Une heure après avoir reçu la boite, le « brake rotor » ainsi que les plaques de freins arrières étaient installés. Nous étions maintenant prêts pour un peu d’aventure et nous avons décidé d’aller au canyon de Colca. Le canyon est classé comme le deuxième plus creux du monde. Pour se rendre nous avons pris une route qui s’élève à une hauteur de 4600 mètres à son plus haut point, et il faisait frette! En plus du froid, le danger de collision avec les bêtes était élevé. Notre premier avertissement…
Ce sont des bêtes particulièrement curieuses…
Le premier village du canyon s’appelle Chivay. Le voici vu de haut…..
Avant de pouvoir accéder au canyon nous avons dû payer 35 soles chacun (l’équivalent d’environ 12$). Ce frais nous semblait particulièrement élevé, mais les paysages en valaient la peine...
La route qui longe le canyon est soit en bon état….
Et parfois c’est un peu un défi….

La route se rend éventuellement au village de Cabanaconde, le point de départ d’une descente de 2 heures à pied pour se rendre à un oasis à la base du canyon. C’est une descente difficile qui nécessite une certaine condition physique (que nous n’avions pas!)…
Éventuellement on aperçoit l’oasis à quelques 1000 mètres plus bas…
Un fois rendus nous nous sommes reposé un peu dans ce petit paradis….
Après une journée de repos nous avons décidé de retourner à Arequipa. Notre journée a débuté à 3 heures du matin avec la remonté du canyon. Armés de nos deux lampes de poches nous avons tranquillement négocié la montée, parfois dangereuse et toujours difficile. Après environ 2 heures les piles de nos deux lampes de poches ont rendu l’âme… C’est peu après que nous avons aperçu une forme noire s’approcher de nous. La réaction de Marie-France fut similaire à celle qu’on voir dans les films d’horreur de série B, avec ses cris presque inhumains. Quelques secondes après, nous nous sommes rendu compte que la forme avait une queue et que celle-ci se faisait aller d’un bord et de l’autre très rapidement. De l’autre côté de cette queue, un petit museau mouillé semblait particulièrement intéressé par les biscuits qui se trouvaient dans mes poches. C’était le chien d’un guide qui se trouvait à quelques minutes derrière nous!
Après 3 heures et demi de montée nous sommes arrivés au village de Cabanaconde où nous avons déjeuné et récupéré notre moto. Cinq heures plus tard nous étions de retour à Arequipa pour un repos bien mérité. Notre prochaine destination sera la ville de Cuzco et les ruines de Machu Picchu.
Brian |
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Mercredi, 04 Juin 2008 01:57 |
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Après plus de 2 semaines d'attente nous avons finalement reçu nos freins! Alors demain nous allons visiter le canyon de Colca. |
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Samedi, 24 Mai 2008 22:46 |
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Comme le titre suggère, nous sommes toujours à Arequipa depuis maintenant plus d’une semaine en attente de nos nouveaux freins. Ceci n’est pas nécessairement un problème, mais nous aimons pouvoir arrêter avant de fracasser l’arrière d’un taxi, d’une voiture ou d’une vache. Alors nous attendons patiemment pendant que les douaniers péruviens décident combien nous charger pour le privilège de ne pas perdre la vie sur le réseau routier du pays. Il faut dire qu’Arequipa est un endroit plaisant pour passer le temps. En plus d’offrir une bonne variété de viandes fraîches au marché…

On peut également trouver tous les ingrédients pour faire une bonne soupe de Têtes de Chèvres…

Mais Arequipa offre plus que de la fine cuisine péruvienne et des ingrédients frais. Arequipa offre de l’histoire sous la forme, entre autres, d’un monastère vieux de plus de 400 ans. Ce monastère n’a été ouvert au public qu’en 1970 et offre la chance de voir comment les religieuses vivaient de façon cloîtrée, mais somptueuse. En plus d’avoir une servante, plusieurs d’entre elles avaient une cuisine privée…
Quelques meubles…
Et instrument de musique pour passer le temps…
Le tout dans un environnement de type « village » avec quelques petites rues…
Une belle vue…

Et un petit café…

Ok, le petit café est sûrement arrivé plus tard et je dois avouer qu’un expresso avec un gâteau au chocolat n’était probablement pas sur le menu il y a 400 ans, mais quand-même, une servante?
Brian |
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Lundi, 19 Mai 2008 14:46 |
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Malgré le fait qu’El Chaco ne figure pas parmi les endroits les plus stimulants du Pérou nous avons quand-même réussi à nous faire du fun durant de notre séjour. Aaron et Eva, nos amis rencontrés en Équateur, se sont joints à nous pour quelques jours. En plus d’avoir testé quelques « Pisco Sours », nous avons visité le Parc National Paracas, un genre de mini Galapagos. Voici quelques photos… 

 C’est avec un peu d’hésitation que nous avons repris la route après ces quelques jours à El Chaco. Notre hésitation provenait du fait que nos freins arrières ne fonctionnaient plus depuis un certain temps. En fait, c’est lors de notre changement de pneus à Huaraz que nous avons découvert que il ne restait plus de sabot de frein et que le disque de frein devait être changé de façon urgente! La descente de Huaraz (4000m) à la Panaméricaine (niveau de la mer) était un peu stressante, avec seulement les freins avants pour nous ralentir! Alors lorsque nous avons quitté El Chaco c’était encore une fois sans les freins arrières... Heureusement, la route vers le sud était relativement facile, sauf pour un peu de sable à un certain endroit : Notre but était de nous rendre à Arequipa le plus tôt possible. Pourquoi? Nous avions besoin d’un endroit confortable où attendre nos nouveaux freins en provenance des États-Unis (il n’y a pas de concessionnaire BMW au Pérou). Alors nous sommes maintenant à Arequipa (après un court séjour à Nasca) et nous attendons patiemment les pièces. |
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Vendredi, 16 Mai 2008 13:19 |
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Avec plus de 20000 kilomètres sur notre pneu arrière (Metzler Tourance) et environ 15000 kilomètres sur notre pneu avant (Anakee), nous avons décidé d’en obtenir des nouveaux à Huaraz. Nos anciens pneus nous ont bien servi, mais l’usure commençait à être inquiétante, surtout pour les crevaisons. Ce fut beaucoup plus facile que nous pensions de les changer. En moins de 24 heures le petit magasin de motos à Huaraz avait placé une commande pour deux nouveaux pneus en provenance de Lima, les a reçus, et les a installés sur notre moto. Nous avons maintenant des nouveaux Pirelli, mieux adaptés pour les routes à venir que nos anciens pneus. De Huaraz nous sommes allé jusqu’au village de El Chaco, environ 3 heures au sud de Lima. Ce fut la deuxième fois que nous avons traversé une capitale sud américaine sans s’y arrêter (l’autre étant Quito). El Chaco est un petit village de pêche comme autant d’autres le long de la côte pacifique du Pérou. Ces villages semblent exister simplement pour briser la monotonie du désert qui longe la côte du pays. Mais El Chaco est différent. El Chaco est tout près de Pisco. Et en plus d’être une ville, Pisco est un apéritif avec lequel le Pisco Sour est fabriqué. Cette proximité rend El Chaco plus qu’un simple village de pêche. Cela rend El Chaco un village de pêche avec un remède. Et en consommant quelques uns de ces « remèdes » le village prend une allure presque romantique. Mais un peut trop de remède et le lendemain le village redevient ce qu’il est, un endroit où la poussière domine, où les débris et les vidanges encombrent et découragent l’exploration de la plage. Voici quelques photos pour mieux illustrer.. El Chaco après quelques Pisco Sours…
El Chaco le lendemain…..
Et encore une fois. El Chaco après quelques Pisco Sours….
Et El Chaco le lendemain….
Alors si jamais vous vous trouvez à El Chaco, quelques uns de ceci transformera le village….
Brian |
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Jeudi, 08 Mai 2008 02:26 |
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De la côte pacifique nous nous sommes dirigés vers la ville de Huaraz. La ville elle-même n'est pas très intéressante, mais ce qui rend cet endroit magique c'est les paysages. Huaraz se trouve près de la Cordillera Blanca, une chaine de montagnes qui ressemble aux Himalayas. Le chemin pour se rendre à la ville passe du niveau de mer jusqu'à plus de 4000 mètres en moins de 3 heures. Une fois rendu en haut le chemin suit un plateau immense qui surprend les sens. On peut alors commencer à apercevoir des montagnes couvertes de neige. Une fois rendu au village ces montagnes nous entourent. En plus des montagnes la région est dotée de lacs de couleur turquoise. Voici quelques photos... 


Brian |
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Le Pérou ça sent le Poisson |
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Mercredi, 07 Mai 2008 22:27 |
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OK, peut-être pas tout le Pérou, mais certainement le nord du pays. Nous ne comprenons pas pourquoi ça sent le poisson. S’il y avait des poissonneries partout, ah! ben là ça serait autre chose. Mais des poissonneries, on en n’a pas vu. Pas une seule. Mais ça sent le poisson quand-même. Étrange… Des fois, ça sent comme si nous venions de rentrer dans un resto et quelqu’un venait de commencer son plat de poisson. Genre, très subtil. D’autres fois, ça sent comme si on était dans une poissonnerie. Et parfois, c’est comme si nous étions entourés de poissons morts. Morts depuis longtemps….très longtemps. Mais il n’y a pas que ces odeurs dans le nord du Pérou, il y a également des très belles routes et de beaux endroits à visiter. Et beaucoup de désert….qui sent le poisson. Nous ne savons pas pourquoi un désert sentirait le poisson, mais dans le fond on ne préfère peut-être pas le savoir… C’est vraiment étrange… Notre premier arrêt au Pérou fut la ville de Piura. C’était notre initiation à la conduite péruvienne, un style qui comprend l’utilisation du klaxon de façon répétitive et obsessive. Les Péruviens klaxonnent lorsqu’il attendent un feu rouge. Ils klaxonnent quand ils veulent te dire bonjour, ou quand ils veulent te dire de te tasser. Ils klaxonnent quand il sont tout seul sur la route. Bref, tout le temps. Ceci est une autre chose que nous ne comprenons pas du Pérou. Étrange… De Piura nous sommes allés au village de Huanchaco. Ce petit village sur le bord de la mer est connu comme étant un endroit pour faire du surf et de la pêche. Mais ça ne sentait pas le poisson. Il y a également des ruines tout près du village. Ce sont les ruines de Chan Chan qui datent d’avant les Incas… 

Et un peu de désert...  Et c’était ça le nord du Pérou. Là où l’odeur de poisson règne! Brian |
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