|
Nous avons finalement quitté la ville de Bogota le 8 avril pour nous rendre au village de Salento dans la région du café de la Colombie. Avant de partir nous nous sommes informés sur la présence du FARC. Tout le monde nous as confirmé qu’il n’y avait aucun danger sur les routes que nous voulions emprunter. Le seul avertissement que nous avons reçu venait de Max (Bananaman) qui nous as expliqué que des citoyens lui avait fortement recommandé de prendre un autre chemin pour éviter le village de La Florida entre Cali et Popayan. Il semblerait que cette région soit contrôlée par le FARC, mais La Florida n’était pas sur notre route, donc nous n’étions pas inquiets. Les paysages en chemin étaient magnifiques: 
Le trajet de Bogota à Salento nous as confirmé ce que nous avons observé tout au long de notre séjour en Colombie : ces gens sont parmi les plus chaleureux et sympathiques que nous avons rencontré jusqu’à maintenant. Chaque fois que nous avons fait un arrêt, soit pour une pause ou à cause de construction de route, nous avons toujours été accueillis par un gros bonjour, des sourires et les questions inévitables sur notre moyen de transport. La question la plus commune concerne le prix de la moto. Étant donné que c’est un sujet un peu délicat dans les pays plus pauvres nous avons pris l’habitude de répondre en demandant avec un gros sourire « Por qué? Quieres comprar mi moto? » qui se traduit comme « Pourquoi? Vous voulez l’acheter? » Le résultat est toujours le même, une bouffé de rire de la part du demandeur et de tous ceux qui nous entourent. 
Comparativement à Bogota le village de Salento fut très reposant. En plus des beaux paysages, il est possible de faire des belles randonnées dans les montagnes. Une de ces randonnées était une courte marche d’une heure pour visiter une petite plantation de café biologique. C’est là que nous avons fait la connaissance de Don Elias, un monsieur d’un certain age qui a pris le temps de nous expliquer tout le processus, de la récolte jusqu’au café qu’on retrouve dans notre tasse. Voici quelques photos: 



Après quelques jours dans le village nous avons décidé d’accélérer le pas et avons pris le cap pour la ville de Popayan, vers le sud du pays, en passant par Cali. Nous étions un peu inquiets, car cette route passe relativement près du village de La Florida. Pas de problèmes nous nous sommes dit, la moto vient d’être réparée et une des seules choses qui pourrait immobiliser une moto en marche, à part d’une crevaison, c’est un Hall Sensor défectueux, un problème que nous avions réglé à Bogota. De toute façon, selon notre carte routière nous allions manquer le village par au moins 50 kilomètres. Je dois mentionner ici que nous voyageons avec un petit GPS. Malgré ses nombreux boutons, son utilité se limite à nous dire si nous allons dans la bonne direction. Ce que je vois sur le petit écran c’est seulement les routes principales, c’est-à-dire la Panamericana en Amérique Latine, ainsi que des petits points avec les noms des villages. Après un certain temps sur la route nous sommes donc arrivés à une fourche. Le panneau de signalisation indiquait que peu importe notre choix, les deux chemins menaient à Cali, et éventuellement à Popayan. Nous avons fait notre choix et après environ 15 minutes j’ai vu apparaître sur le petit écran un point avec le nom de « La Florida » qui s’approchait rapidement. « Humm » je me suis dit, « c’est un peut inquiétant ça » Selon mes calculs nous étions à environ 30 kilomètres du village. “Pas de problème, ces routes ont tendance à ne pas être en ligne droite. Elle va éventuellement commencer à se diriger vers Cali” 20 kilomètres du village. « Nous sommes rendu trop loin pour revenir sur nos pas, on continue! » 15 kilomètres du village. « Tant et aussi longtemps que le moteur roule, nous n’aurons pas de problèmes » 10 kilomètres du village. « OK, c’est le temps de la mettre en cinquième et de prendre un peu de vitesse! » Clutch in et……SNAP! “Oh, of all the places for the *&!$%!” clutch cable to snap!” (J’ai tendance à m’exprimer en anglais quand je suis en maudit). Heureusement avant de partir pour ce voyage nous avions installé un câble de clutch supplémentaire à côté de la pièce originale, au cas où nous aurions besoin de le changer « sur place ». Je pense qu’en changeant ce câble nous avons battus des records de vitesse.
Après quelques minutes la moto était réparée et le village de La Florida derrière nous. Quelques heures plus tard nous sommes arrivés à Popayan fatigués, mais heureux d’avoir réussi à effectuer une réparation de base sans assistance. Nous avons trouvé la ville de Popayan sympatique, mais encore une fois nous avions hâte de découvrir un peu plus du pays. Nous avons donc repris la route le lendemain pour la ville de Pasto. Comme toutes les routes en Colombie, les paysages furent superbes. À environ 10 kilomètres de notre destination nous avons vu une longue filée de véhicules, tous immobilisés. Nous avons décidé de nous rendre au début de la file afin de voir quel était le problème. Nous avons vite réalisé que le chemin était partiellement bloqué par un glissement de terrain. Seulement les petits véhicules pouvaient y passer. En discutant avec les gens autour de nous nous avons appris qu’il y avait un autre glissement de terrain quelques kilomètres plus loin. Certains d’entre eux disaient que c’était possible pour une moto de traverser ce deuxième glissement de terrain et d’autres étaient d’avis que notre moto était trop grosse pour pouvoir passer. Encore une fois nous avons décidé d’aller voir quelle était la situation. Contrairement au premier glissement de terrain, le deuxième était impassable pour tous sauf les très petites motos. Nous avons opté pour attendre que le chemin soit débloqué et deux heures plus tard nous étions en route encore une fois pour Pasto.
Notre visite à Pasto fut très brève et le lendemain nous avions hâte d’aller explorer l’Équateur. Il ne restait qu’une chose à voir sur notre liste. Près du village de Ipiales, une ville frontalière, il y a une église bâti dans entre deux falaises: 
Nous étions maintenant prêts à quitter la Colombie. Quelles sont nos impression de la Colombie vous demandez-vous. Comme la plupart des gens, avant cette visite nos impressions étaient fortement influencées par les médias. C’est vrai que le pays a eu beaucoup de problèmes de violence et d’enlèvements, mais cette situation semble changer très rapidement. La Colombie que nous avons vu a les plus belles routes, les gens les plus chaleureux et les paysages les plus beaux de tout notre voyage jusqu’à maintenant. Brian |