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Samedi, 08 Mars 2008 22:48 |
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Il existe un phénomène qui se produit à chaque fois que je vois une grosse moto. Marie connaît ce phénomène très bien maintenant, le scénario étant presque toujours le même. Nous sommes en train de marcher quelque part et soudainement elle me perd de vue. Elle procède alors à retracer ses pas pour éventuellement me retrouver devant une BMW. Je mentionne ceci car la semaine dernière j’ai vue une BMW lorsque nous étions à Playa Del Coco au Costa Rica. Le phénomène c’est reproduit et je suis parti à la course (littéralement) vers la moto en question. C’était une 1150GS Adventure (ma moto de rêves, la grise). Le propriétaire était justement à côté de sa moto et nous avons jasé un peu avec lui (ou plutôt c’est Marie qui jasait pendant que je regardais la moto avec envie). Il nous a expliqué qu’il était dans le coin pour participer à une journée de randonnée en moto qui était organisée par le concessionnaire BMW de San José (la capitale du pays). Le lendemain un groupe d’environ 15 motocyclistes allait faire le tour de la péninsule de Nicoya en utilisant exclusivement les routes non pavées. Il nous a invité à y participer, alors le lendemain à 7:00am nous avons rejoint le groupe pas loin de notre hôtel.Ma première réaction en voyant le groupe c’était de me sentir hors de mon élément. Ces monsieurs étaient prêt pour de l’aventure sérieuse. La moto de choix était la 1200GS et la 1200GSA de l’année (considérablement plus avancée que notre 1100GS de 1998, la pauvre vieille!). En plus des belles motos, presque tout le groupe était en vêtement de motocross. Ça va sans dire que nous étions les deux seuls à être deux sur la même moto. Le fait qu’il avait plu durant la nuit me trottait dans la tête, alors j’ai demandé au chef du groupe comment était le trajet. Il a expliqué que c’était majoritairement du gravier et qu’il y avait 2 rivières à traverser. Après une consultation avec ma Ministre de la Santé et Sécurité (Marie, qui agit également comme Ministre des Finances, ce qu’elle fait très, trop, très bien) nous avons décidé de passer une demi-journée avec eux et retourner sur nos pas.Je pense que j’ai bien saisi l’envergure de la chose quand le chef du groupe a pris un moment avant notre départ pour expliquer qu’au kilomètre 9 il y avait une section de route qui serait peut-être un peu boueuse à cause de la pluie torrentielle durant la nuit et un peu à pic. Il a décrit la partie « un peu à pic » un gesticulant avec son bras. Bref, il le pointait vers le bas à une angle inquiétant et faisait un mouvement répétitif vers le sol. Peu après ces mots d’encouragement nous avons quitté pour la grande aventure. Nous (Marie et moi) ne savions pas où nous allions, mais une chose était certaine, tout le monde était pressé pour s’y rendre. La vitesse moyenne du groupe sur les sections en gravier était d’environ 80 km à l’heure. Il faut dire que de rouler à 80 sur un tel chemin n’est pas vraiment un problème. Mais quand tu roules à cette vitesse sur des chemins que tu ne connais pas dans un pays que tu ne connais pas avec un passager c’est toute une autre histoire! Après environ 20 kilomètres de ceci (non, nous ne sommes pas tombés sur la pente du kilomètre 9!!!) nous commencions à nous sentir plus confiants. Plutôt que de traîner à l’arrière du groupe nous étions en plein milieu et avons réussi à garder le pas. Cette nouvelle confiance en soi est disparue le moment que nous avons vue la plage. Côté esthétique c’était une très belle plage. Eaux turquoises avec sable blanc et quelques palmiers pour compléter le tableau. Côté surface de conduite ça manquait à l’appel. Le truc pour conduire une moto sur une telle surface c’est de maintenir une bonne vitesse sinon la moto va se creuser un trou dans le sable. Facile à dire, mais ton instinct c’est de ralentir. Je suis heureux (et peut-être un peu fier) de vous dire que nous ne sommes pas tombés durant cette section du trajet. En fait, la journée était étrangement absente de chute de notre part! Après environ 50 kilomètres sur divers types de routes nous sommes retournés sur nos pas. Malheureusement, la traverse de rivières sera pour la prochaine fois.
Un gros merci au Club de Motos BMW de Costa Rica et à Motocicletas Bavaria de San José pour nous avoir permis de participer à cette petite aventure. C’était incroyablement tripant! Brian |