sommes-nous?

Endroit final: Laval, Canada
GPS: N45°32'30 O73°44'23
Altitude: 58m
Distance: 113631km

Visites

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El Salvador
Tout est relatif PDF Imprimer Email
Mercredi, 10 Mars 2010 21:18

Je vous écris ces mots du Tortuga Surf Lodge à El Tunco au El Salvador. Nous avions passé deux semaines ici au début de notre voyage à prendre un peu de soleil et profiter de la plage. Cela fait maintenant plus de deux ans depuis notre dernière visite et je me trouve à réfléchir sur ce que nous avons vécu entre temps. Je me souviens bien du sentiment que nous avions à l'époque. Un sentiment d'accomplissement, comme si nous avions vécu beaucoup depuis notre départ de Montréal quelques mois auparavant. Mais ce n'était qu'une question de perspective. C'est vrai que comparativement à notre vie de 9 à 5 au Québec nous avions vu et fait beaucoup. Et maintenant que nous avons fini de piloter notre moto autour du monde et que nous sommes sur le chemin du retour ce vieux sentiment d'accomplissement est de retour. Mais cette fois-ci, nous réalisons que lors de notre première visite au El Salvador, nous n'avions encore rien vu. Tout est relatif.

Là où notre sentiment d'accomplissement était mélangé avec un certain degré d'incertitude pour l'avenir, il est maintenant mélangé avec un sentiment de bien-être. C'est comme si ce qui se trouve au-delà de la prochaine frontière (et de la prochaine après celle-la) n'est plus aussi épeurant. Tout semble être plus serein et plus certain qu'auparavant. D'une façon, c'est la raison pour laquelle nous voyageons.

Brian

 
El Salvador route PDF Imprimer Email
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Réparation terminé! PDF Imprimer Email
Lundi, 04 Février 2008 22:47

Alors comment l’histoire de la réparation de la moto c’est-elle terminée? Nous avons réussi à nous rendre à la capitale pour notre rendez-vous de 7am chez le concessionnaire BMW (incroyable, mais vrai, nous ne nous sommes pas perdu!). À peine 3 heures après notre arrivée Rafael avait déjà accédé à la pièce défectueuse. Satisfait que nous étions entre bonne mains nous avons pris un taxi pour notre hôtel en plein cœur de la ville. Pour la première fois depuis notre départ en octobre nous n’avions pas à nous inquiéter pour trouver un hôtel avec un stationnement sécuritaire, car la moto allait faire des dodos avec ses cousins de l’amérique centrale (plusieurs 1200GS, des 650GS, et une misérable 1150GS qui était en réparation, la pauvre petite). Le lendemain nous avons repris possession de notre bête qui était déjà remise en un morceau. Comme lors de notre première visite, le service que nous avons reçu était excellent. Un gros merci à Rafael et l’équipe de BMW San Salvador.

Brian
 
A 15 minutes du Honduras PDF Imprimer Email
Samedi, 02 Février 2008 22:40
Nous avons passé de très beaux moments à El Tunco sur la côte pacifique. Malgré le fait que ce village est reconnu comme un endroit idéal pour apprendre le surf nous avons préféré passer notre temps à nous baigner et à relaxer dans les hamacs. Après sept jours dans ce petit paradis nous étions prêts à reprendre la route et nous avons décidé d’aller au petit village de Suchitoto dans le nord du pays.

Pour y aller, nous n’avions pas le choix de passer par la capitale de San Salvador et, tant qu’a y être, nous avons décidé d’essayer de trouver le concessionnaire BMW. Malheureusement, nous avions négligé de nous procurer un filtre à air lorsque nous étions au Mexique alors nous n’avions pas vraiment le choix de faire cet arrêt. Armé d’une adresse et rien de plus nous avons réussi à trouver le concessionnaire! C’est tout un exploit considérant que nous sommes doués pour nous perdre en ville… Enfin notre petite moto pourra respirer un peu mieux.

excel auto

Chez le concessionnaire nous avons rencontré Rafael, le chef mécanicien. Nous avons discuté brièvement de notre fuite d’huile toujours présente et il était de l’avis que ça ne serait pas long avant que nous commencions à avoir des problèmes (plusieurs semaines tout au plus). En plus de nous offrir un bon café, il a offert de nous montrer une 1150GS qui était en train de se faire réparer pour ce problème. A part de quelques photos nous n’avions jamais vu à quoi ça ressemblait. Pour accéder à la pièce défectueuse la moto doit être séparée en deux. C’est un peu triste de voir une moto dans cet état.Par après nous avons rencontré Walter, le chef de service, et Nanette, qui s’occupe des promotions internationales, tous les deux aussi sympathiques que Rafael. Le niveau de professionnalisme de ce concessionnaire est très élevé et nous nous sommes dit que si jamais nous avions un problème avec la moto au El Salvador nous savions à qui demander de l’aide.

Nous avons repris la route et sommes arrivées à Sushitoto vers 4 heures. Par un pur hasard nous avons réussi à trouver une merveilleuse place ou rester avec vue sur le lac. C’était tellement joli que nous avons décidé de rester pour une semaine. Ça commence à être une habitude de rester aux mêmes endroits pour une semaine! Il faut dire qu’avec une cuisine toute équipée c’est tentant de rester au même endroit longtemps. Nous étions vraiment contents de pouvoir cuisiner parce que des bines, des œufs et des tortillas ça devient un peu trop routinier à notre goût.

sushi
Finalement, le 29 Janvier nous étions prêts pour des nouveaux défis et nous avons pris le cap pour le Honduras. Nous étions tous les deux un peu nerveux, car le Honduras a une très mauvaise réputation pour traverser sa frontière avec un véhicule. Nous étions alors tous les deux surpris par l’efficacité du poste frontalier que nous avons choisi (El Poy). Après seulement 2 heures, l’agent en charge nous a avisé qu’il ne restait qu’une quinzaine de minutes avant que nous puissions entrer au Honduras. C’est à ce moment précis que nos plans ont changé de façon un peu radicale. Brian a décidé de jeter un coup d’oeil sur notre fameuse fuite d’huile. Nous vérifions notre fuite de façon routinière, car selon notre expérience de l’été dernier au Québec le problème va de problématique à critique dans un très bref lapse de temps (environ 200 kilomètres l’été passé). Effectivement, la fuite était devenue beaucoup plus prononcée. Malgré le fait que nous venions techniquement de quitter le El Salvador et que nous étions à quelques minutes d’entrer légalement au Honduras (essentiellement entre deux pays) nous avons pris la décision de tenter d’annuler le tout et de retourner à San Salvador pour effectuer des réparations. Heureusement, nous n’avions pas encore payé les frais pour le Honduras et les agents se sont montrés très compréhensifs. Quelques minutes plus tard le tout était annulé et nous étions sur le chemin en direction de San Salvador. Une fois arrivés chez le concessionnaire nous avons discuté du problème avec Rafael, le chef mécanicien. Malheureusement, la pièce nécessaire pour la réparation n’était pas en stock au pays. Après quelques appels, la pièce en question fut localisée au Guatémala (3 jours pour livraison). Alors nous avons rendez-vous pour une opération à cœur ouvert sur notre petite moto lundi matin le 4 février. En attendant, nous avons repris la même chambre dans le même hôtel où nous étions à El Tunco à environ 30 minutes de San Salvador où nos activités principales sont encore la baignade et le hamac. On verra ce qui se passe lundi….Brian et Marie-France
 
Journée Typique PDF Imprimer Email
Vendredi, 01 Février 2008 00:17

C’est comment conduire une moto en Amérique Latine? C’est une question qui revient souvent  depuis que nous avons quitté Montréal il y a maintenant plus de trois mois. La meilleure façon de le décrire est de partager avec vous une journée typique. En gros, ça se passe comme suit :

Tu décides que demain sera le moment de quitter le camping/centre-ville/village/motel infesté de moustiques, bibittes de lit, sale, bruyant, eau froide seulement que tu considérais comme étant ton chez-toi depuis une journée/plusieurs journées/semaines. Sachant que les routes ne sont pas toujours belles tu te promets de te réveiller à 6:00am pour que tu puisses être sur la route à 6:30. A 3:00am tu entends le coq fou du village qui a décidé qu’effectivement le soleil s’est levé. Ne voulant pas être le seul coq à avoir manqué à l’appel tous les autres coqs du village commencent à lui répondre, jusqu’à un à un les coqs se souviennent que le fou ne sais pas faire la différence entre une lumière de rue et une boule de feu géante dans le ciel. Éventuellement même le fou se la ferme. Bien entendu, cette cacophonie te réveille et tu prends le temps de compter combien de piqûres de moustiques tu as accumulé depuis que tu t’es couché il y a quelques heures seulement.  Ce simple geste est très similaire à celui de compter les moutons et tu te rendors. Étant donné que tu n’as pas mis ton réveil-matin (on pourrait se questionner sur le fait que c’est intentionnel ou non) tu te réveilles à 7:00am. Tu analyses rapidement la situation et décides que la route à prendre n’est pas aussi longue que tu pensais et tu te rendors. À 8:00am ton épouse te réveille et tu sors du lit (si tu voyages seul, tu restes dans le lit une heure de plus). Après le déjeuné, tu prépares la moto (bagages, vérification de la pression des pneus, niveau d’huile, etc.) et tu es prêt à partir. Il est maintenant 9:30am, mais tu te sens confiant que tu pourras reprendre le temps perdu (maudit coq!).

Entouré de gens locaux qui sont curieux d’entendre le son de ta grosse BMW tu dis au revoir à la petite foule, tu appuis sur le démarreur et rien ne se passe… Tu te souviens alors que tu as oublié de redresser la béquille (vive les coupe-moteurs BMW) et tu la redresses. Après trois mois, c’est presque devenu un rituel… La moto démarre finalement, tu allumes alors ton GPS (pas un morceau d’équipement critique, mais il y a beaucoup de boutons et c’est amusant de jouer avec) et tu embrayes le moteur. Si tu es chanceux, tu avais laissé ta moto en première vitesse la dernière fois que tu l’avais utilisé. Une fois que tu as un peu d’élan tu es surpris par le poids de la moto. Tu décides alors sur le champ de te débarrasser de ton surplus de poids, mais tu réalises rapidement que tu aimes trop ta femme et tu reconsidères. En plus, elle te laisse acheter des jouets comme des GPS avec plein de boutons.

Tu te rends ensuite à la première station service que tu rencontres pour faire le plein d’essence, on ne sait jamais où sera la prochaine. Une fois que tu as fais le plein tu prends l’autoroute/route pavée/route en pierres rondes/chemin de terre et tu file à 100/80/60/10 kilomètres à l’heure. C’est maintenant une question de garder ta concentration, ce qui ressemble un peu à ceci :

route, route, route, route, NID DE POULE (ouf, manqué de justesse), route, route, route, route, route, route, route, route VACHES (elles sont pas supposées d’être enfermées dans un enclos!?!), route, route, route, route, route, COQ (merde! je l’ai manqué), route, route, route, route, route, ENFANT À BICYCLETTE QUI NE SE SOUCIE PAS DU TOUT DE CE QUI L’ENTOURE, route, route, route… En gros c’est ça.

Après 2/4/10 heures de conduite tripante/plate/d’enfer tu arrives finalement à ta destination. La seule chose qui reste à faire est de t’assurer que tu es à l’endroit désiré et tu arrêtes ta moto pour demander au vieillard/enfant/policier avec AK-47 la seule chose importante que tu veux vraiment savoir : Est-ce qu’il y a des coqs qui vivent dans ce village?

Brian

 
Églises et Plages PDF Imprimer Email
Vendredi, 25 Janvier 2008 00:09

Du au fait que nous avons seulement été accordé un permis de 40 jours pour la moto, nous avions seulement 2 jours après la visite de Tikal pour quitter le pays. Deux options se présentaient à nous. Nous pouvions nous rendre au Bélize, qui est à 2 heures de Tikal, ou nous pouvions nous rendre au El Salvador. À cause des frais élévés associés avec un séjour au Bélize (surtout les frais pour sortir du pays) nous avons opté pour le El Salvador, où nous sommes présentement.

Nous avons passé la frontière Guatémala/El Salvador par le village de Anguiatu. Pour la première fois durant ce voyage, le passage de la frontière fut un peu long. Les plaques de moto au Québec ont seulement 6 chiffres, par contre, sur nos papiers d’immatriculation il y a un septième chiffre en plus. Ce chiffre supplémentaire semble avoir causé beaucoup d’inquiétudes pour l’agent du poste frontalier du El Salvador. Heureusement, il s’est finalement contenté de laisser faire le septième chiffre et 1 heure et 30 minutes après être arrivés au poste frontalier nous avons repris la route.

Il y a plusieurs différences entre le El Salvador et le Guatémala. Premièrement, les routes sont fort supérieures au El Salvador. De plus, il y a des panneaux de signalisation partout, alors les occasions de se perdre sont plus rares qu’au Guatémala.

Comme le Guatémala, le El Salvador était récemment en guerre civile (terminée depuis 1992). La grande différence avec le Guatémala est qu’il semble que les armes qui étaient présentes durant la guerre soient demeurées entre les mains des citoyens du El Salvador. Ceci fut évident lors d’un bref séjour dans la ville de Santa Ana. A l’entrée de presque tous les magasins il y avait, en plus de grilles barrées à clef en plein jour, un garde armé. Pour une banque je peux comprendre, mais pour un kiosque vendant des téléphones cellulaire ça me semble un peu poussé. Ceci étant dit, il est vrai que le El Salvador demeure un des pays les plus violent au monde du largement à un problème de gangs de rue.

Voici une photo d'une église à Santa Ana: 

église à santa ana

Nous avons décidé de rester quelques jours dans le village de El Tunco sur la côte du pacifique. Malgré ce que nous avions vu à Santa Ana nous étions un peu surpris de voir un garde armé lors de notre première nuit ici. Il semblerait qu’en plus d’un problème de gangs, cette région est connue comme un point d’entrée pour la drogue provenant de l’Amérique du Sud et destinée pour les consommateurs nord-américains.

plage et piscine à El Tunco

Malgré la présence de ces armes et des gangs de rue nous nous sentons en sécurité ici. Les gens sont gentils et les éléments les plus violents du pays ne semblent pas fréquenter les endroits où deux touristes en moto se promènent (jusqu’à présent!!!).

Brian