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Vendredi, 18 Janvier 2008 23:44 |
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Nous avons pu visiter plusieurs pays depuis les onze dernières années. Plusieurs d’entre eux resteront dans nos souvenirs parmi les endroits les plus intéressants et fascinants que nous avons vu. Le Guatémala fait parti d’eux. Pour le motocycliste, le pays ne manque pas de routes pleines de surprises et de défis. Pour le touriste, les paysages ainsi que les ruines sont suffisants pour remplir jour après jour de nouvelles découvertes. Et pour le simple être humain en nous, les gens du pays sont parmi les plus chaleureux que nous avons rencontrés. Nous avons aucun regret d’avoir passé un mois de notre vie ici et souhaitons un jour y retourner. Brian |
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Dimanche, 13 Janvier 2008 20:30 |
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Après quelques jours de repos à Flores ainsi qu’au village de El Remate (un beau petit village sur le bord du lac où l’eau est d’un bleu surprenant) nous avons décidé qu’il était bel et bien le temps d’aller voir les ruines Maya de Tikal. Heureusement la route était très belle et courte sauf que les panneaux de signalisation était un peu inquiétants: On se penserait au Québec. C’est peut-être le temps de ralentir  OK, il semblerait que nous devons également faire attention aux dindons. Au pire, nous allons manger quelque chose de bon ce soir si l’une de ces malheureuses bêtes décide de croiser notre chemin.  Wow, en plus des dindons et des chevreuils nous devons garder l’oeuil ouvert pour les rats géants. Pas de problèmes, notre moto pèse près de 250 kilos. Qu’ils s’essayent!  Vive les bottes de moto
 Hummm? En passant, les ruines étaient très belles. . Brian |
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Mauvaises routes: prise 2 |
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Jeudi, 10 Janvier 2008 20:23 |
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Ok, un autre texte sur la conduite de moto sur route non-pavée, mais attention, ce sera une des dernières que nous allons prendre avant un petit bout de temps. Pour le trajet de Lanquin à Flores nous avions le choix de prendre deux routes différentes. L’une d’elle nécessitait que l’on retourne sur nos pas pour environ deux heures (vers Coban) pour ensuite emprunter une route pavée qui passe à côté des montagnes pour aller jusqu’à l’île de Flores. L’autre route offrait beaucoup plus d’aventure et passait par les montagnes. Nous avons opté pour la route aventureuse malgré le fait qu’il avait eu de la pluie pendant quelques jours. Selon nos calculs et les informations que nous avions eu des gens de la place, la route était non-pavée pour environ 40 kilomètres et facilement passable. En bout de ligne, nous avons parcouru facilement le double de cette distance sur des chemins en très mauvais état. Le pire, de loin, était une section d’environ 10 kilomètres qui était en construction. Évidemment, cette section était vers ce qu’on croyait être la fin de la route en terre et l’option de retourner à ce moment nous semblait pire que de continuer. Malgré une concentration totale durant cette section nous sommes tombés sur une partie de route particulièrement glissante. Brian a constaté qu’il n’y avait plus de traction sur le pneu arrière a tenté de maintenir le contrôle en posant son pied gauche sur le sol. Malheureusement c’était déja trop tard et au lieu de réussir à garder la moto à la verticale son pied a glissé en dessous de la moto qui est elle-même tombée sur le pied en question. C’est un peu difficile à décrire, mais son pied était coincé entre le sol et la boite de baggages avec sa jambe à un angle un peu anormal. La douleur a été intense pour quelque moments, mais heureusement nous avons réussi à redresser la moto assez rapidement. C’est pesant une 1100GS en plus des bagages et de Marie-France dessus… Nous avons eu notre première expérience à un hôpital guatémaltèque à Santa Elena, qui est la ville voisine de Flores. Après 20 minutes nous avions ouvert le dossier pour Brian, rencontré les médecins à l’urgence, pris les radiographies, et obtenu les résultats. Ceci était totalement gratuit… Le résultat? rien de cassé. Nous avons quand même décidé de rester ici à Flores pour quelques jours, question que Brian se remette sur pied. Brian and Marie-France |
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Samedi, 05 Janvier 2008 20:09 |
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Même s’il a fait presque toujours froid à Todos Santos, au moins il n’a jamais plû durant tout le mois de décembre. Ce qui est très bien, car presque toutes les routes sont en terre avec des pentes très prononcées. Après presque un mois de beau soleil, il a commencé à pleuvoir, et ce, la journée même où nous sommes parti. Nous avions devant nous un trajet de 7 heures de route. Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés plus longtemps à Todos Santos. Le chemin pour quitter ce village passe de 2500 mètres à plus de 3000 mètres sur des chemins de terre. Pas de problèmes, je me suis dit. Je connais cette route. Environ 30 kilomètres plus tard nous sommes arrivés sains et sauf au village de Chiantla où nous avons fait le plein. Pendant que nous étions en train d’étudier notre carte un français nous a approché. Il était au Guatémala pour filmer sur la culture mara pour “Les Grands Explorateurs”. Il nous a demandé où nous allions et sa réponse fut “cette route n’est pas très belle, mais les paysages sont époustouflant”… Malgré son avertissement nous avons décidé de continuer notre route. Après 3 heures sur une route en très bon état nous commencions à nous sentir plus confiants. De toute façon les choses changent vite dans ce pays, c’est fort possible que la route est maintenant pavée sur tout son long. Alors pendant que nous jouissions de la belle vue, avec de grandes montagnes et de profondes vallées, le chemin de boue s’approchait de nous petit à petit. Le premier indice des problèmes à venir était l’équipement lourd, habituellement utilisé pour la construction de route, qui était immobile sur le bord du chemin sûrement à cause de la pluie qui faisait en sorte que personne ne pouvait travailler. Le virage suivant nous a révélé l’amplitude du défi: un petit chemin de boue de la largeur d’une voiture qui grimpait périlleusement une montagne. La boue me rappelait celle qu’on utilise pour faire les petits pots en céramique… On souhaitait que ça ne dure pas trop longtemps, mais ce n’est que 28 kilomètres plus tard que nous terminions ce petit chemin de montagne. Heureusement, nous sommes arrivés à la ville de Coban vers 17 heures, et ce, sans incident.
La journée suivante nous avons pris la route pour Lanquin où nous sommes actuellement en train de relaxer dans notre hutte au El Retiro. Cette région est reconnue pour ses grottes et pour sont “pont naturel” qui nous a fait penser à un mélange entre Agua Azul et Cuatro Cienegas au Mexique. C’est absolument époustouflant!  Brian et Marie-France |
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Samedi, 29 Décembre 2007 19:57 |
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Déjà presque trois semaines à Todos Santos Cuchumatan et petit à petit nous commençons à nous débrouiller en Espagnol. C’est maintenant très rare qu’on commande une soupe au poulet dans un resto et qu’on reçoit des oeufs tournées au lieu. Quand nous ne sommes pas en train de prendre des cours nous prenons avantage du beau paysage pour faire des randonnées dans les montagnes. Une de ces randonnées la semaine passé était au sommet de la plus haute montagne non-volcanique de l’Amérique centrale, La Torre. Fêter la veille de Noël dans un tel endroit était intéressant. Normalement le village de Todos Santos devient désertique vers 7:00. Les gens cèdent leurs places dans les ruelles et le parc central du village aux nombreux chiens qui passeront toute la nuit à hurler. Mais pour célébrer noël les gens veillent jusqu’a 3 ou 4 heures du matin. Au menu nous avons eu droit à de nombreux feu d’artifices, de la musique dans les rues et un repas à minuit. Pour le jour de noël j’ai été chercher un ami qui avait passé quelques jours dans un village à 2 heures de route d’ici. La route est la pire que j’ai rencontré jusqu’à maintenant dans notre voyage. Par endroit, elle n’était pas plus large qu’une voiture avec des montagnes d’un côté et une falaise de l’autre. Pendant ce temps Marie-France se gardait occupée à la maison. Nous avons décidé de passer le jour de l’an ici. Le 2 janvier allons devons quitter Todos Santos pour le village de Coban, en route vers les ruines de Tikal dans le nord du Pays. Brian |
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Mercredi, 19 Décembre 2007 19:43 |
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Il me semble qu’à chaque jour nous apprenons quelque chose de nouveau. Pour notre trajet de Quetzaltenango à Todos Santos Cuchumatan ce fut le fait qu’il est possible de surchauffer des freins de moto. J’ai également appris que si tu surchauffes tes freins ils ne fonctionneront plus! J’ai lu quelque part que l’apprentissage de nouvelles choses est toujours préférable dans un environnement contrôlé. Mon apprentissage des effets de la chaleur intense sur un frein fut sur une pente d’un chemin de gravelle pendant que nous suivions un autobus, le tout à une altitude d’environ 2700 mètres. Après quelques moments d’incertitude nous avons réussi à immobiliser la bête.
En attendant que les freins refroidissent nous avons aperçu deux jeunes d’environ 10 ans s’approcher de nous. De loin il était évident qu’ils avaient quelque chose de gros dans leurs mains. Nous étions étonnés de voir que les objets étaient des machettes, mais soulagés de voir qu’ils portaient également des sourires immenses (les touristes se font rare dans ce coin du monde). Une dizaine de minutes plus tard, les freins refroidis, nous avons repris la route pour Todos Santos. Le village de Todos Santos comprend environ 3000 personnes, dont la majorité sont Mayas. Si l’on y ajoute les petits villages des environs la région compte un peu plus de 30 000 personnes. Pour servir toutes ces personnes il n’y a aucun hôpital et seulement une banque, sans guichet automatique. Comme dans beaucoup de pays de cette région d’Amérique Centrale, les gens du Guatémala ont vécu beaucoup de violence récemment. Cette violence a pris la forme d’une guerre civile qui a pris fin dans les années 80. Pour le village de Todos Santos la violence a fait sa première apparition en 1981 quand un groupe d’une vingtaine de guérillas est entré dans le village. Un discours par le chef du groupe fut bien reçu par la majorité des citoyens du village. Peu après leur départ, les militaires sont arrivés afin d’interroger la population. Spécifiquement, ils voulaient savoir qui parmi leurs voisins faisaient parti des partisans de la guérilla. Les gens qui furent dénoncés étaient torturés et tués. Une fois que les militaires ont quitté, les guérillas sont revenus pour poser des questions à leur tour. Comme les militaires, ils voulaient savoir qui les avait dénoncé et comme les militaires les gens qui étaient sur leur liste de « dénonceur » furent tués. Ce cercle vicieux a continué pendant presque deux ans jusqu’à ce qu’il y ait plus de cent morts et environ 150 maisons de détruites. Malgré toute la violence à Todos Santos les militaires et les guérillas n’ont jamais eu de confrontation directe. Nous sommes ici pour trois semaines et nous habitons avec une famille locale. Le centre d’activités pour la famille est la cuisine et il est habituel d’y voir 3 ou 4 personnes qui se réchauffent les mains autour du poêle à bois. La boucane générée par le pôele est ventilé par des trous dans le plafond ainsi que dans les murs. La famille compte environ une douzaine de personnes et (temporairement au moins!) deux touristes qui se sentent occasionnellement hors de leur élément.
La moto est actuellement stationnée dans la cour d’un des professeurs de l’école où nous suivons nos cours d’espagnol. Nous avons l’intention de rester à Todos Santos jusqua la fin du mois pour ensuite nous rendre aux ruines de Tikal dans le nord du pays. Brian |
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Jeudi, 13 Décembre 2007 19:41 |
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Dans le monde il y a des frontières qui font un peu peur à cause des gardes avec leurs armes et leurs questions, il y a les frontières qui sont stressantes à cause d’un manque de communication et il y a la frontière entre le Guatémala et le Mexique. Nous avons choisi de rentrer dans le pays en passant par la ville de La Mesilla (côté Guatémaltèque). Après avoir fait étampé nos papiers du côté mexicain, nous avons repris le chemin vers le Guatémala. C’est un petit chemin d’environ 3 kilomètres. Le chemin passe à travers des montagnes (c’est très joli), il y a des petites courbes (c’est divertissant) et il fini en plein dans un marché (c’est la confusion totale). Eh oui, la route que nous suivions menait directement dans un marché avec plusieurs centaines de personnes. On peut décrire la situation comme suit: imaginez que vous êtes au marché Jean-Talon un beau samedi d’été sauf qu’il y a dix fois plus de monde. Le but du jeu est de trouver le poste frontalier (en moto) qui se trouve quelquepart dans le marché et vous perdez des points si vous roulez sur les pieds des clients! Bref, c’est ça la frontière Guatémaltèque. Une fois passé la frontière nous avons poursuivi notre chemin pour nous rendre à la ville de Quetzaltenango à environ 4 heures de route de la frontière. Notre but était de suivre des cours d’espagnol, mais nous avons choisi au lieu de nous rendre à Todos Santos Cuchumatan où nous sommes actuellement. Nous avons l’intention d’y rester jusqu’à la fin décembre. Dans quelques jours nous allons écrire un peu plus de détails sur ce petit village fascinant. Oui oui, on va aussi ajouter des photos! Brian |
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